EPOQUE GALLO-ROMAINE

 

Aqueduc de Fontenay (aqueduc du Cher) :

Construit vers le Ier siècle de notre ère, cet aqueduc longe le Cher sur sa rive sud, à flanc de coteau, et tient son nom de Fontenay (les fontaines, les sources), un lieu-dit à l'ouest de Bléré. Il faisait une petite trentaine de Kilomètres, son tracé précis est une inconnue, on ignore surtout où (voire s') il traversait le Cher mais on peut supposer que c'était vers St Avertin, au niveau de l'autoroute A10 ou vers le quartier des Fontaines à Tours Sud. Il passait par les villes de Bléré, Athée-sur-Cher, Azay-sur-Cher, Véretz, Larçay, St Avertin et Tours, en collectant d'autres sources sur son trajet.


crédits : Joël Thibault, fr.wikipedia.org

Sa destination finale était probablement les thermes gallo-romains de la cité de Caesarodunum (Tours antique) : l'un au pied du château, l'autre rue Nationale (près de la FNAC). On estime son débit entre 30 et 60 L par seconde.


Les thermes « de l'Est » lors de fouilles au château de Tours en 1977 (crédit : Alain Darles)

Des vestiges à flanc de coteau son encore visibles le long du Cher, dans les villes citées plus haut, mais le principal élément sauvegardé se trouve rue des Isles à Véretz, devant le camping municipal.

Il n'y a plus de mention de son utilisation après l'an mille. Cependant certains supposent qu'au début de la Renaissance, Jacques de Beaune, maire de Tours de 1498 à 1499, a utilisé une partie du tracé et des vestiges pour construire un nouveau réseau (cf. chapitre suivant).

 

Aqueduc de Luynes :

Situé à une dizaine de Km à l'ouest de Tours, cet aqueduc possède encore beaucoup de mystères : on ignore précisément son tracé, sa destination et sa date de construction. On peut supposer que tout ça a évolué au cours du 1er millénaire mais il est quasiment sûr qu'il n'allait pas jusqu'à la cité antique de Tours (Caesarodunum).


crédits : Joël Thibault, fr.wikipedia.org

Comme l'aqueduc de Fontenay, il possède des parties souterraines et aériennes. Les vestiges de ces dernières sont encore visibles aux « Arènes », à l'est de la Luynes. Certes ce n'est pas le pont du Gard, mais c'est l'un des aqueducs romains les mieux préservés de l'ouest de la France. Ci-dessous, une partie des 44 piles restantes du pont-aqueduc